Recherche de mots-clés
Aussi appelé : keyword research, étude de mots-clés, recherche de mots clés, étude sémantique
Définition. La recherche de mots-clés consiste à repérer les mots et expressions que les internautes tapent dans les moteurs de recherche, puis à choisir ceux qu'un site doit viser selon leur volume, leur intention et la concurrence.
La recherche de mots-clés ouvre la plupart des projets de référencement, qu'il s'agisse de SEO ou de campagnes SEA. Elle part d'une question simple : quels mots les clients potentiels emploient-ils pour chercher ce que le site propose ? Le guide de démarrage SEO de Google invite justement à réfléchir aux mots qu'un utilisateur pourrait taper pour trouver un contenu, en tenant compte du fait qu'un connaisseur et un débutant ne cherchent pas avec le même vocabulaire.
Les étapes d'une recherche
- Lister les sujets de départ : produits, services, problèmes que le site aide à résoudre.
- Élargir la liste avec les suggestions du moteur, le bloc « Autres questions posées », les requêtes déjà visibles dans Google Search Console et des outils dédiés.
- Qualifier chaque requête par son volume, son intention et la difficulté à se positionner.
- Regrouper les requêtes qui relèvent d'une même intention et attribuer chaque groupe à une seule page.
- Suivre ensuite les impressions, les clics et les positions, puis réviser la liste.
Les critères de choix
Le volume de recherche donne une idée de la demande. L'Outil de planification des mots clés de Google Ads indique le nombre moyen de recherches mensuelles d'un mot-clé et de ses variantes proches, calculé par défaut sur douze mois. Il affiche aussi un niveau de concurrence (faible, moyen ou élevé) et deux montants d'enchère pour apparaître en haut de page, fondés sur les enchères des 30 derniers jours. Ces données sont publicitaires : la concurrence mesure le nombre d'annonceurs, pas la difficulté à se classer en SEO. L'outil demande un compte Google Ads configuré avec des informations de facturation.
L'intention compte autant que le volume. « Chaussures de randonnée » appelle plutôt une page de catégorie, alors que « comment choisir ses chaussures de randonnée » attend un guide. Pour l'identifier, le plus fiable est d'observer la SERP actuelle : le type de pages que Google place en tête montre ce qu'il juge utile pour cette intention de recherche.
La longue traîne rassemble les requêtes longues et précises, peu recherchées une à une mais très nombreuses. Elles sont souvent plus faciles à atteindre et traduisent un besoin plus précis.
Un exemple de regroupement
Pour une entreprise de plomberie, une partie du travail consiste à associer chaque requête à une page :
| Requête | Intention | Page visée |
|---|---|---|
| plombier Lyon | trouver un prestataire | page de service locale |
| fuite sous évier que faire | résoudre un problème | guide pratique |
| prix remplacement chauffe-eau | estimer un budget | page de tarifs |
Les variantes proches, comme « plombier à Lyon » ou « plombier Lyon urgence », rejoignent la page qui traite déjà l'intention correspondante au lieu d'en créer une nouvelle.
Les erreurs fréquentes
Viser uniquement les requêtes au plus fort volume mène souvent à des pages qui n'atteignent jamais la première page. Créer une page par variante d'une même requête provoque de la cannibalisation, plusieurs pages du site se disputant la même recherche. Répéter un mot-clé dans un texte n'aide pas davantage : Google note que répéter sans cesse les mêmes mots, même en variant leur forme, fatigue le lecteur, et le bourrage de mots-clés figure parmi ses règles contre le spam. Quant à la balise meta keywords, Google ne l'utilise pas.
Du mot-clé à la structure du site
Une fois regroupées par thème, les requêtes servent à dessiner l'architecture du site : une page par intention, et des pages voisines reliées par le maillage interne. C'est le principe du cocon sémantique. La liste guide ensuite la rédaction SEO sans dicter chaque phrase : le texte reste écrit pour le lecteur, avec le vocabulaire qu'il emploie.
Sources
Publié le 4 novembre 2026, par Alexis Marques.