Données structurées
Aussi appelé : structured data, balisage Schema.org, Schema.org, schema markup, balisage de données structurées
Définition. Les données structurées sont un balisage standardisé, le plus souvent fondé sur le vocabulaire Schema.org, qui décrit le contenu d'une page aux moteurs de recherche et peut la rendre éligible aux résultats enrichis.
Un moteur de recherche lit le texte d'une page, mais il doit deviner ce que représente chaque information. Sur une fiche recette, « 45 min » est-il un temps de cuisson ou de préparation ? Les données structurées lèvent l'ambiguïté. Google les définit comme un format standardisé qui fournit des informations sur une page et classe son contenu.
Schema.org, le vocabulaire commun
Pour que tous les moteurs comprennent le même balisage, il faut un vocabulaire partagé. C'est le rôle de Schema.org, un projet communautaire lancé par Google, Microsoft, Yahoo et Yandex. Il définit des types (Recipe, Product, Event, Organization, LocalBusiness…) et leurs propriétés (name, address, price…).
Trois formats possibles
Google accepte trois syntaxes :
- JSON-LD, un bloc de code placé dans une balise
<script>, séparé du texte visible ; - Microdata, qui ajoute des attributs aux balises HTML du contenu ;
- RDFa, une extension de HTML5 fondée elle aussi sur des attributs.
Les trois conviennent à Google si le balisage est valide, mais le moteur recommande le JSON-LD lorsque la configuration du site le permet. Il est plus simple à maintenir, car il ne se mêle pas au code de mise en page. Voici un exemple pour un commerce local :
<script type="application/ld+json">
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "LocalBusiness",
"name": "Boulangerie du Marché",
"telephone": "+33 1 23 45 67 89",
"address": {
"@type": "PostalAddress",
"streetAddress": "12 place du Marché",
"postalCode": "69001",
"addressLocality": "Lyon",
"addressCountry": "FR"
}
}
</script>Ce que le balisage permet, et ce qu'il ne garantit pas
Les données structurées rendent une page éligible à certains affichages particuliers dans la SERP : c'est ce qu'on appelle un résultat enrichi. La galerie de Google recense les fonctionnalités prises en charge, parmi lesquelles les articles, le fil d'Ariane, les événements, les produits, les recettes, les extraits d'avis, les offres d'emploi ou les vidéos. Chaque type a ses propriétés obligatoires : sans elles, la page n'est pas éligible.
Éligible ne veut pas dire affiché. Les consignes générales de Google sur les données structurées précisent qu'un balisage valide n'assure pas l'apparition d'un résultat enrichi : le moteur peut afficher un résultat classique. Google ne présente pas non plus ce balisage comme un moyen d'améliorer le classement. Son intérêt tient à la présentation du résultat, qui peut attirer davantage de clics.
La liste des affichages évolue. Depuis août 2023, les résultats enrichis de type FAQ étaient réservés aux sites gouvernementaux et de santé reconnus, et ceux de type HowTo ont disparu en septembre 2023. Le 8 mai 2026, Google a annoncé l'abandon complet des résultats enrichis FAQ, qui ne s'affichent plus dans la recherche Google depuis le 7 mai 2026. Un balisage FAQPage encore présent sur un site n'apporte donc plus cet affichage. Il vaut mieux consulter la documentation officielle avant tout projet que se fier à un tutoriel ancien.
Les règles à respecter
Le balisage doit décrire ce que le visiteur voit réellement. Google demande de ne pas baliser un contenu invisible pour le lecteur, et attend un balisage pertinent, fidèle à la page et non trompeur. Un balisage abusif peut entraîner une action manuelle : la page perd alors son éligibilité aux résultats enrichis, sans que son classement soit modifié pour autant.
Deux autres consignes reviennent souvent. Les pages balisées ne doivent pas être bloquées à Googlebot par le fichier robots.txt ou une directive noindex. Et il vaut mieux fournir moins de propriétés, mais complètes et exactes, que remplir tous les champs possibles. Google déconseille aussi de créer des pages vides dans le seul but d'y placer du balisage.
Tester et suivre
Avant la mise en ligne, le test des résultats enrichis de Google vérifie la validité du code et montre un aperçu de certains affichages. Après le déploiement, les rapports dédiés de Google Search Console permettent de suivre les pages valides et celles qui posent problème. Sur un site géré avec un CMS, une extension peut générer le balisage de base : il reste utile de contrôler ce qu'elle produit, car un type mal choisi ou une propriété vide suffit à rendre la page inéligible.
Voir aussi
Sources
- Google Search Central : présentation des données structurées
- Google Search Central : consignes générales concernant les données structurées
- Google Search Central : galerie des fonctionnalités de recherche
- Google Search Central : journal des mises à jour de la documentation
- Google Search Central Blog : changements des résultats enrichis HowTo et FAQ (août 2023)
- Schema.org : à propos du projet
Publié le 3 novembre 2026, par Alexis Marques.